Résumé

Études sociales, historiques et administratives sur la France… (1852)

Lorsqu'un culte est ou est réputé être la religion de la majorité des citoyens d'un état, pour que le pouvoir ne soit pas dit légalement incrédule, il doit le professer hautement. Or, comme dans les masses réunies rien n'est plus antipathique que les différentes croyances religieuses ; comme le respect pour la liberté de l'homme ne permet de blesser en rien ce qui tient à ses sentiments intimes et à son culte; il faut que ce pouvoir, pour remplir ses obligations et avoir la paix, tout en déclarant une religion de l'Etat, assure la tolérance de toutes les autres.
Source : Gallica

Études sociales, historiques et administratives sur la France… (1852)

Cependant ce vote est presque toujours soupçonné ou à peu près connu avant le dépouillement; ce qui rend le plus souvent presque inutiles ces précautions honteuses ou ridicules ; et ce vote, qui est l'exercice avoué d'un droit, doit naturellement être, sinon ostensible, du moins ne pas affecter de mystère, comme s'il n'était que le produit d'une usurpation, un acte criminel indigne de la liberté de l'homme.
Le suffrage universel est la faculté, pour l'universalité des habitants d'un pays, de donner directement leur adhésion ou de faire un choix.
Source : Gallica

Études sociales, historiques et administratives sur la France… (1852)

On pourrait donc penser que, pour les délits de la presse, un tribunal d'équité qui juge à huis clos sur la déclaration des inculpés, sur leurs mémoires ou ceux de leurs conseils, faits à tête reposée et dans le silence des passions, est le juge naturel que la raison, la sagesse, le respect dû aux lettres et au pouvoir social doivent préférer. Ce tribunal administratif n'est pas d'ailleurs aussi susceptible d'être entraîné par le conflit des passions exaltées; il prend son temps pour juger, et il fait attention à la personne et à la dignité individuelle
Source : Gallica

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