Résumé

Paul Drouilhet de Sigalas Une veillée de village. Le socialisme et le peuple des campagnes… (1849)

Si l'on supprime, si l'on anéantit le droit de propriété, et avec lui la famille, ces champs deviendront des déserts, les buissons croîtront là où verdit la vigne, et l'herbe là où pousse le blé : car, du moment qu'on vous dépouille du droit, on vous dégage du devoir. Vous ne travaillez que parce que vous avez une pensée d'avenir, que parce que vous songez à vous ou à votre famille ; si on vous défend cette pensée, pour qui et pourquoi travaillerezvous? Quelle puissance au monde pourra vous faire creuser la terre si vous ne le voulez pas?
Source : Gallica

Paul Drouilhet de Sigalas Une veillée de village. Le socialisme et le peuple des campagnes… (1849)

Ainsi, pour affranchir ceux qui ne possèdent pas des entraves de la propriété, le Socialisme efface la propriété de la terre ; il la concentre dans les mains de l'État, c'est-à-dire de quelques-uns, et fonde une société où personne n'est propriétaire. De telle sorte que l'État, ou les chefs de l'État, étant propriétaires absolus des personnes et des choses, ce système n'est, en réalité, que l'exploitation la plus odieuse de l'homme par l'homme, que la forme de l'esclavage universel.
Source : Gallica

Paul Drouilhet de Sigalas Une veillée de village. Le socialisme et le peuple des campagnes… (1849)

Tant que mon voisin me dominera par ses facultés , il me dominera par sa propriété ; car la propriété est le produit, le prolongement des facultés de l'homme. Avant d'avoir lancé ce décret contre la nature humaine, ne nous parlez donc pas de partage de la propriété. Sans l'égalité dans les facultés, je vous le répète, votre système n'est qu'un mensonge, qu'un appel aux passions brutales, à la débauche , à la paresse, à là haine , à la violence ; ce n'est pas le salut de la société, mais son bouleversement et sa ruine dans tous les sens et à tous les degrés.
Source : Gallica

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