“ Or, il importe au salut public et privé que l’ordre et la paix règnent partout ; que toute l’économie de la vie familiale soit réglée d’après les commandements de Dieu et les principes de la loi naturelle ; que la religion soit honorée et observée ; que l’on voie fleurir les mœurs privées et publiques ; que la justice soit religieusement gardée et que jamais une classe ne puisse opprimer l’autre impunément ; qu’il croisse de robustes générations capables d’être le soutien et, s’il le faut, le rempart de la patrie. ”
Léon XIII
Résumé
Encyclique rédigée par le pape Léon XIII en 1891, Rerum Novarum aborde les enjeux sociaux et économiques de son époque, en soulignant la dignité des ouvriers, la justice dans les relations patron-travailleur, et la nécessité d'une transformation sociale fondée sur la charité et la loi naturelle.
L'encyclique dénonce l'exploitation des classes laborieuses tout en affirmant le droit à la propriété privée, invitant l'État à défendre les droits des travailleurs et à promouvoir une égalité plus équitable. Synthèse de la doctrine sociale de l'Église, elle demeure un texte essentiel pour comprendre les liens entre religion, économie et justice.
Citations de Rerum Novarum (Léon XIII)
“ Cette vérité qui nous est enseignée par la nature elle-même est un dogme chrétien. Sur lui repose, comme sur son premier fondement, tout l’ensemble de la religion. Non, Dieu ne nous a point faits pour ces choses fragiles et caduques, mais pour les choses célestes et éternelles. Il nous a donné cette terre, non point comme une demeure fixe, mais comme un lieu d’exil. Que vous abondiez en richesses et en tout ce qui est réputé biens de la fortune, ou que vous en soyez privé, cela n’importe nullement à l’éternelle béatitude. Ce qui importe, c’est l’usage que vous en faites. ”
“ Quant aux riches et aux patrons, ils ne doivent point traiter l’ouvrier en esclave ; il est juste qu’ils respectent en lui la dignité de l’homme, relevée encore par celle du chrétien. Le travail du corps, au témoignage commun de la raison et de la philosophie chrétienne, loin d’être un sujet de honte, fait honneur à l’homme, parce qu’il lui fournit un noble moyen de sustenter sa vie. Ce qui est honteux et inhumain, c’est d’user de l’homme comme d’un vil instrument de lucre, de ne restituer qu’en proportion de la vigueur de ses bras. ”
