A. Lafosse, Destruction de la misère des travailleurs par la création d'une pension de retraite libre… (1848)
“ Eh bien! le vieillard, travailleur usé, pensionnaire de Bicêtre, regrette, dans ce séjour odieux, sa vie passée. Quelle qu'elle fût, il avait sa liberté, il avait sa poésie, au lieu que dans ces prisons d'état souffrance uniforme, régulière commelemouvement du balancier, il est couvert de mépris et vêtu d'un costume, vraie livrée de misère et d'esclavage. Il attend là avec résignation que la mort vienne le frapper, comme étant le seul bien qu'aucune société ne peut lui ravir, et se dit à son dernier soupir : que c'est dans la mort seulement qu'est la vraie liberté, l'égalité et la fraternité. ”
