Résumé

J. Ouradou L'Ami des ouvriers, par J. Ouradou… (1850)

Dispensez le riche de l'obligation de faire l'aumône, soyez certain qu'il restera toujours dans la sphère de son orgueil et finira par oublier que le pauvre est son frère. L'humiliation du malheureux, si tant est qu'il veuille l'apercevoir, ne servira qu'à l'affermir dans sa fausse vanité ; car l'homme est porté à s'enorgueillir de ses richesses, comme il s'enorgueillit de sa force, de sa beauté, de ses talents, de sa naissance et de tous les avantages qu'il doit au hasard ou à luimême.
Source : Gallica

J. Ouradou L'Ami des ouvriers, par J. Ouradou… (1850)

J'affirme donc, mes amis, qu'en prenant la propriété du riche, le socialisme fermerait sur le pauvre la porte de la propriété.
Allons plus loin : mettez en présence deux hommes qui n'ont rien que leur force, leur bras, leur intelligence ; celui-ci est plus fort, plus intelligent que l'autre,: il aura donc trop encore vis-à-vis de son voisin, qui est moins fort, moins intelligent, que lui. C'est donc à Dieu et non aux hommes qu'il faudrait s'en prendre ; car c'est lui qui les a créés inégaux en force et en esprit.
Source : Gallica

J. Ouradou L'Ami des ouvriers, par J. Ouradou… (1850)

Quelques révolutions que l'on fasse, le suffrage universel, qui est le droit, sera toujours le droit, le vrai sera toujours le vrai, le bien sera toujours le bien, comme la nuit sera toujours la nuit. L'homme ne peut pas changer la nature intime des choses. Si le gouvernement décrétait un jour que le peuple français ne reconnaît pas l'existence de Dieu, Dieu cesserait-il d'exister pour cela?
Source : Gallica

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