Résumé

Les pauvres. Les communistes primitifs… (1851)

L'amour chrétien, c'est celui qui est de nature à traverser, intact et de plus en plus pur, les jours mêmes où Dieu frappe à grands coups sur tout ce qui nous est cher ici bas; c'est donc celui qui répond, non à des grâces terrestres et fragiles, mais à la seule immuable, à celle que Dieu nous a faite en nous sauvant par son fils. Aimez-le comme un bienfaiteur terrestre, et vous risquez de ne l'aimer bientôt plus, ou de ne l'aimer, en tout cas, que d'un amour indigne de lui; aimez-le comme le sauveur de votre âme, et vous l'aimez à jamais.
Source : Gallica

Les pauvres. Les communistes primitifs… (1851)

Oui! il y a, depuis nos dernières commotions, des gens qui ne priaient pas, et qui prient ; ils y en a qui ne pensaient pas à leur âme, et qui y pensent; il y en a qui mettaient leur gloire et leur bonheur à s'amasser des trésors périssables, et qui s'amassent maintenant des trésors dans le ciel; il y en qui, après avoir méconnu la main de Dieu dans ses bontés, l'ont reconnue dans ses rigueurs; il y en a qui ont retrouvé dans l'orage la paix qu'ils n'avaient pas et qu'ils n'auraient jamais eue dans le calme.
Source : Gallica

Les pauvres. Les communistes primitifs… (1851)

De jour en jour le riche a plus à faire pour qu'on lui pardonne son bonheur, même apparent et faux. Qu'il lutte, et de toutes ses forces, contre des doctrines désordonnées, car ce n'est pas seulement la richesse, c'est la société, c'est la famille qui est aujourd'hui en péril; mais les égarements des hommes peuvent cacher des enseignements de Dieu. De toutes les folies professées sur ces sujets ressort, ce nous semble, un fait profondément d'accord avec les principes évangéliques : c'est que le temps n'est plus où le riche pouvait ne se croire tenu qu'à des aumônes.
Source : Gallica

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