Résumé

La Liberté pour les pauvres et pour Dieu… (1867)

L'HOMME DU PEUPLE. — A Rome, je trouverai, plus réellement qu'à Paris, la fraternité, l'égalité, la liberté.
L'HOMME D'ÉTAT. — Vous ne plaisantez pas?...
Monsieur, je suis, tout comme un autre, catholique sincère : j'accompagne mes filles à la messe; je respecte mon évêque,... quand c'est un esprit sage, prudent, libéral; mais, pour ce qui est de la politique, c'est autre chose ! Et vous ne viendrez pas, à nous, fils de la Révolution et de l'Empire, chanter les louanges de ce vieil État romain, avec son droit canon comme son dogme immuable (2) !
Source : Gallica

La Liberté pour les pauvres et pour Dieu… (1867)

A nous, la liberté de prier pour ceux qui nous asservissent au nom de la liberté ; qui nous font esclaves de leurs constitutions, lois et règlements organiques, au nom de l'égalité; qui nous traitent en parias, au nom de la fraternité.
A nous, la foi, l'espérance et la charité !
A nous, l'honneur de vaincre l'esprit do mort au nom du Principe de la Vie.
A nous, la joie de convertir les persécuteurs de l'Église, au nom de Jésus crucifié.
C'est ainsi que les enfants de Marie entreront dans la gloire du royaume de Dieu et dans la possession de la terre renouvellée par l'Esprit de sainteté.
Source : Gallica

La Liberté pour les pauvres et pour Dieu… (1867)

L'HOMME DU PEUPLE.— Ce qui est évident à la raison, Monsieur, c'est qu'en admettant l'égalité d'un môme bon désir chez nos souverains, moi, pauvre Romain, j'ai une chance de pouvoir parler en liberté sous le toit de mon Eglise : et le pauvre Français n'en a aucune sous le couvercle de votre État. Mon prince est libre de me faire libre : le vôtre n'a pas la liberté de me donner ma liberté ; esclave de la loi, il ne peut pas faire que nous ne soyons tous, à son ombre, des esclaves. Donc, le peuple romain est, en principe, plus libre que le Parisien.
Source : Gallica

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