Peuple romain

Définition et enjeux

François Favre,  Bonnes paroles d'un proscrit français à ses concitoyens… (1852)

“ De la liberté, de la puissance, de la dignité, le peuple romain par une pente insensible d'abord, puis tout à coup rapide, vient s'abîmer dans le despotisme, la faiblesse, la dégradation ; vertueux, il devient immoral; libre, esclave; fier, abject; fort, il s'énerve.
Dans les derniers temps de l'Empire, les Romains, dispersés sur la surface du monde connu, ont disparu de Rome; bientôt après on les cherche en vain sur la terre; on ne rencontre que des Barbares bizarrement revêtus de leurs dépouilles, qualifiés de leurs litres et de leur nom.
”
Source : Gallica

Portrait de J.-J. Ampère J.-J. Ampère,  Revue des Deux Mondes

“ À cette époque, tout avait changé dans Rome, non-seulement les coutumes, les maximes, mais la population elle-même. La plupart des anciennes familles étaient éteintes ; les familles plébéiennes, élevées à la noblesse par leur richesse ou leur influence, remplaçaient le vieux patriciat. La population romaine tout entière était un ramas d’affranchis, d’Italiens, d’étrangers, sans unité, sans dignité, sans traditions communes. Ce peuple, qui s’appelait romain, n’avait rien de romain, ni les mœurs, ni les sentimens, ni même le sang. ”
Source : Wikisource

Portrait de Tite-Live Tite-Live,  Histoire romaine

“ Or, s’il est permis à un peuple de rendre son origine plus sacrée, en la rapportant aux dieux, certes c’est au peuple romain ; et quand il veut faire du dieu Mars le père du fondateur de Rome et le sien, sa gloire dans les armes est assez grande pour que l’univers le souffre, comme il a souffert sa domination. ”
Source : Wikisource

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