Résumé

Les trois Empires (1869)

“ La fusion de deux peuples est en général une garantie d'amélioration et de progrès social pour eux ; mais cette fusion ne peut avoir lieu que si elle est conforme aux sentiments de justice et d'équité, qui seuls doivent aujourd'hui guider l'humanité ; si chacun des peuples à unir a quelque chose à gagner au mélange; s'ils ont quelque affinité l'un pour l'autre, en nous rappelant que, en politique comme pour les agrégations moléculaires de la matière, le mot d'affinité n'implique pas ressemblance, mais bien divergence entre les éléments à combiner. ”
Source : Gallica

Les trois Empires (1869)

“ Inconsciente de l'avenir, la France, qui a été si longtemps à la tête de la civilisation, s'est attardée dans les bas-fonds de la politique internationale des derniers siècles, reste suranné d'un état provisoire d'enfantement social qui a fait son temps. La puissance progressive par excellence est devenue une puissance rétrograde. Lorsque l'avenir du monde est en ses mains, elle se préoccupe encore du soin de s'arrondir de quelques enclaves, d'englober une ou deux provinces dans le cadre de ses limites géographiques. ”
Source : Gallica

Les trois Empires (1869)

“ Dans les errements de l'ancienne politique, il n'était guère d'autre solution possible. Le progrès ne pouvait s'opérer autrefois que par la force ; c'était la seule voie dont la Providence pût se servir pour assurer l'exécution de ses volontés. Mais à mesure que l'humanité s'éclaire en s'approchant du but encore inconnu qui l'attend, elle comprend que la violence ne saurait à jamais tout faire en ce monde, et qu'elle doit peu à peu céder la place à la raison et à la logique.
Les peuples modernes ont aujourd'hui plus de force de résistance que de volonté d'oppression
”
Source : Gallica

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