Résumé

De l'attentat diplomatique de Cracovie et de ses conséquences en Europe (1847)

Cela n'est douteux pour personne, le projet de l'annexion de la Pologne a existé, il existe dans le cabinet de Saint-Pétersbourg; il recule aujourd'hui parce qu'il a peur de l'attitude de l'Occident, et aussi parce qu'il n'a pas la certitude d'être appuyé par la Prusse. Voilà la clef de votre politique, nations de l'Occident : parlez hardiment, on vous écoulera, et ce qui est encore plus important, vous dénouerez la fatale alliance du Nord. La Pologne est un corps, vous avez permis que l'on déchirât ses entrailles, mais le coeur bat toujours.
Source : Gallica

De l'attentat diplomatique de Cracovie et de ses conséquences en Europe (1847)

Et si l'acte des trois puissances du Nord restait sans protestation, sans opposition suffisante, ce serait en Europe la ruine de toute loi internationale ; le droit public aurait été véritablement enseveli dans le tombeau de la Pologne.
Aussi, est-ce dans son respect du droit que la France doit se sentir blessée ; c'est au nom du droit que l'opinion doit se soulever d'un bout de l'Europe à l'autre, et, avant d'être une question
d'intérêt pour personne, cette question doit être une question du droit pour tout le monde.
Source : Gallica

De l'attentat diplomatique de Cracovie et de ses conséquences en Europe (1847)

Il faut que les consuls soient des hommes dignes de représenter, de défendre les intérêts français, capables de combattre, de déjouer les intrigues de la Russie, qui a en Orient ses agents les plus déliés, comme l'Autriche, les plus vils et les plus corrompus. Mais si ces places servent de sinécures, si elles sont destinées à satisfaire la coupable exigence des députés, alors la France aura le dessous; elle sera jouée dans l'interprétation du protectorat des principautés du Danube, comme elle a été jouée dans celui de Cracovie et de la Pologne.
Source : Gallica

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