Résumé

Le diplomate , lettres sur l'état présent de la politique extérieure… (1828)

L'imprévoyance de Bonaparte, lorsqu'il fît occuper par l'armée française les côtes de l'Adriatique et les îles Ioniennes, en faisant trembler la Porte pour ses possessions de la Morée, servit efficacement la politique du cabinet russe , puisque dès ce moment toute l'influence de la France à Constantinople fut détruite : ce cabinet saisit avec empressement l'occasion de se confédérer avec la Turquie, espérant que l'alliance hostile des deux Etats finirait par décider celle de protection qu'il ambitionnait si ardemment, et dont dépendait le sort de la Turquie.
Source : Gallica

Le diplomate , lettres sur l'état présent de la politique extérieure… (1828)

J'ai dit, Monseigneur, que ce traité devait être funeste à l'Europe ; j'ajouterai, pour appuyer cette idée, que dès l'instant où l'Angleterre s'en était exclue, où la France n'y jouait qu'un rôle passif, les avantages qui auraient pu naître d'une grande mesure à l'égard d'un Etat quelconque, n'auraient dans ce cas été réservés qu'aux trois couronnes qui avaient partagé la Pologne, et qui constituaient uniquement la sainte ligue ; dès-lors le pacte européen était rompu, et la souveraineté générale passait aux alliés du Nord.
Source : Gallica

Le diplomate , lettres sur l'état présent de la politique extérieure… (1828)

La Porte prévit l'anéantissement total de l'ancien Etat son allié, et vu la participation de l'Autriche et de la Prusse au démembrement , elle jugea, comme le firent tous les vrais politiques, que cette mesure inique allait devenir le fondement d'une ligue permanente entre les trois puissances co-partageantes. Le ministère ottoman vit la Russie préparer ainsi son entier affranchissement du joug européen, et nul ne sentit mieux que lui l'atteinte du rude coup que l'autocratie du Nord portait à la Turquie ainsi qu'à l'Europe.
Source : Gallica

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