Résumé

Les Temps sont venus ! (1869)

Peut-être, et nous le croyons, se défendrait-il bien tout seul; mais il est de l'intérêt de l'Autriche et du devoir de la France de l'aider à ne pas être, même un seul instant, en péril.
L'Angleterre n'a pas besoin pour cela qu'on lui demande son concours : il est acquis et tout dévoué à cette tâche qui seule peut empêcher la Russie de devenir également la première puissance maritime du monde. L'Angleterre sait que Constantinople, la Turquie, voilà ce qu'il faut, — et à tout prix ! — sauver des griffes que l'alliance Prusso-Russe étend vers l'Orient pour enserrer le monde.
Source : Gallica

Les Temps sont venus ! (1869)

Oui la paix perpétuelle, cette idée on ne peut plus réalisable, par la diplomatie établissant ce tribunal des nations, est la synthèse dont les peuples civilisés devraient enfin imposer la justice à leurs gouvernements!
Toutes les nations, représentées chacune par un juge à ce tribunal, et se liguant toutes contre celle qui voudrait la guerre, encore une fois, il n'y aurait plus de ces duels barbares entre les nations.
Voyez-vous, à un moment donné, toute l'Europe contre la Russie ou contre la Prusse, dès qu'elles voudront la guerre?
Source : Gallica

Les Temps sont venus ! (1869)

Comment voudrait-on que près de quarante millions d'âmes, qu'un aussi grand peuple à la tête de la civilisation moderne, pussent supporter ainsi le pouvoir d'une tyrannie ou d'une incapacité?
Cette supposition est non-seulement irrationnelle, mais déraisonnnable: elle humilie la France!
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Joseph de Maistre a dit : un peuple a toujours le gouvernement qu'il mérite.
Nous ajouterons : un peuple qui se plaint de son gouvernement n'est point à plaindre, mais à mépriser.
Source : Gallica

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