Résumé

De l'Empire grec et du jeune Napoléon (1828)

Les Russes, qui n'ont pas de Napoléon, et qui ne se sont jamais trouvés seuls contre l'Europe, ne méconnaîtront pas en eux-mêmes et dans les autres, en nourrissant des projets d'asservissement de l'Orient, combien est irrésistible la force des grands intérêts des peuples.
Telle ne saurait être la politique de la Russie ; elle n'a plus besoin d'enlever des lambeaux de ses voisins, comme les premiers Romains enlevèrent les Sabines ; il n'existe qu'un seul obstacle à sa grandeur, c'est cette plaie de la servitude dont le remède n'est certainement pas pour elle en Turquie
Source : Gallica

De l'Empire grec et du jeune Napoléon (1828)

Quoi qu'il en soit, l'abolition du joug ottoman en Grèce est aujourd'hui un fait consommé : d'un autre côté, la guerre a trop profondément entamé le nord-est de la Turquie, pour que le Croissant reparaisse jamais sur la rive gauche du Danube. Toutes les garanties du repos de l'Europe sont détruites ou compromises en Orient : soutenir encore la Porte, ce serait vouloir ranimer un cadavre. Mahmoud II et Hussëin-Pacha passeront, mais non pas le mal organique dont elle est attaquée; elle ne saurait survivre à un revers, et ses victoires usent ce qui lui reste de vie
Source : Gallica

De l'Empire grec et du jeune Napoléon (1828)

Il suffira de dire qu'une occupation européenne, dont le pays paierait les frais, devrait protéger le berceau de cette conquête de la civilisation, jusqu'à ce que la maintien de l'ordre pût être confié à une force dont la population grecque, slave, albanaise, valaque, et quelques cadres tirés de l'Occident, fourniraient tous les matériaux; il y aurait de l'habileté à y faire concourir, sous une forme et dans des proportions convenables, la population mahométane elle-même : la propriété devrait être assise et déclarée inviolable, la liberté des cultes complète
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature