Neva

Définition et enjeux

Portrait de Alfred Rambaud Alfred Rambaud,  Histoire de la Russie : depuis les origines jusqu'à nos jours… (1900)

“ C'est là que la large et majestueuse Néva, puissant exutoire des grands lacs du Nord, se divise en quatre bras : la grande Néva, la petite Néva, la grande Névka, la petite Névka ; ajoutez-y de nombreux affluents, la Pontanka, l'Okhta, les deux Tchernaïa, ce qui donne aujourd'hui quatorze cours d'eau, un lac, huit canaux et dix-neuf îles. C'est la cité aquatique par excellence, exposée à de terribles inondations quand se déversent sur elle les prodigieux réservoirs du Ladoga et de l'Onéga.. On n'y élève aucune construction qu'après avoir raffermi le sol en y enfonçant des forêts de pilotis. ”
Source : Gallica

Jules Gourdault,  L'Europe pittoresque, pays du nord… (1892)

“ La Néva, voilà ce qui frappe tout d'abord l'étranger à Saint-Pétersbourg. Le cours du fleuve n'est pas considérable, 60 kilomètres à peine; en revanche, son débit d'ondes est immense, et la largeur de sa nappe atteint jusqu'à 1300 mètres.
C'est un digne fils de ce lac Ladoga qui a lui-même une superficie plus que triple de celle du Léman. Arrivée à la baie finnoise, la Néva se partage en plusieurs bras entourant des îles : au nord, Petrovsky, où se dresse la citadelle primitive de Pierre Ier; au centre, Vasilevsky, la plus grande; au sud, Goutouyevsky.
”
Source : Gallica

René Bujon,  Téhéran Saint-Pétersbourg ; Un hiver à Téhéran… (1900)

“ Nous passons plusieurs canaux, nous arrivons à un faubourg désert, les maisons sont en bois. Le terrain à bâtir ne manque pas, mais le sol est désolé : pas
d'herbe, pas de fleurs. Au pied d'un quai en pierre s'étend une vaste plaine, blanche, unie, rigide. Sous cette écorce de glace et de neige coule la Néva et au fond de l'horizon, sans accident, monotone comme une toile grise, le ciel semble cacher les paysages lointains de la Finlande.
”
Source : Gallica

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