Sylva Consul

Élements biographiques

Sylva Consul Vie du général Drouot, 1774-1847… (1892)

Il y avait chez Drouot une relique, qu'il ne pouvait regarder, avant que ses yeux lui eûssent refusé tout service, sans qu'une larme vînt humecter sa paupière.
C'était un grand uniforme de général, qu'il avait endossé dans les jours heureux de sa vie. Cet habit lui rappelait toute la splendeur d'autrefois : les parades brillantes, les honneurs du commandement, et surtout les jours passés en compagnie de son maître.
Drouot n'hésita pas. L'étoffe n'avait aucune valeur, mais il était orné de broderies d'or, de galons d'or
qui pouvaient être vendus.
Source : Gallica

Sylva Consul De France en Russie, journal d'un écolier… (1895)

Voici le dôme de Saint-Pierre, superbe basilique du chef de l'Église. Voilà Saint-Paul. Plus loin le Capitole, SainteMarie-Majeure, Saint-Jean-de-Latran, et enfin tous les superbes monuments qu'il me tardait déjà de visiter et d'admirer.
Nous sommes entrés à Rome par la route du Ponte-Molle, et nous logeons près du Corso, qui est la promenade la plus belle de la capitale de l'Italie, le rendez-vous général des habitants et des étrangers; sans sortir de chez nous, nous avons un spectacle varié et curieux.
Rome est, sans contredit, la plus importante ville de l'univers.
Source : Gallica

Sylva Consul Vie du général Drouot, 1774-1847… (1892)

Pas un, cependant, de ces déshérités de la fortune qui sont obligés de demander aux autres de quoi subsister, ne s'adressait au boulanger sans recevoir de lui un morceau de pain, qu'accompagnait une parole d'encouragement ou de pitié. Animé des sentiments d'une religion toute de miséricorde et de douceur, c'était non seulement l'aumône, mais encore la charité que pratiquait le père d'Antoine.
Doué d'une intelligence absolument remarquable,
l'enfant, dès l'âge le plus tendre, étonna tous ceux qui le connurent, et ses parents eux-mêmes, par la précocité de son esprit.
Source : Gallica

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