Résumé

Sylva Consul Vie du général Drouot, 1774-1847… (1892)

Il y avait chez Drouot une relique, qu'il ne pouvait regarder, avant que ses yeux lui eûssent refusé tout service, sans qu'une larme vînt humecter sa paupière.
C'était un grand uniforme de général, qu'il avait endossé dans les jours heureux de sa vie. Cet habit lui rappelait toute la splendeur d'autrefois : les parades brillantes, les honneurs du commandement, et surtout les jours passés en compagnie de son maître.
Drouot n'hésita pas. L'étoffe n'avait aucune valeur, mais il était orné de broderies d'or, de galons d'or
qui pouvaient être vendus.
Source : Gallica

Sylva Consul Vie du général Drouot, 1774-1847… (1892)

Pas un, cependant, de ces déshérités de la fortune qui sont obligés de demander aux autres de quoi subsister, ne s'adressait au boulanger sans recevoir de lui un morceau de pain, qu'accompagnait une parole d'encouragement ou de pitié. Animé des sentiments d'une religion toute de miséricorde et de douceur, c'était non seulement l'aumône, mais encore la charité que pratiquait le père d'Antoine.
Doué d'une intelligence absolument remarquable,
l'enfant, dès l'âge le plus tendre, étonna tous ceux qui le connurent, et ses parents eux-mêmes, par la précocité de son esprit.
Source : Gallica

Sylva Consul Vie du général Drouot, 1774-1847… (1892)

Un grand souffle de foi courbe le front de tous les assistants, aussi bien des pères que des fils. Et bientôt Antoine, tout extasié, s'approche à son tour de la table sainte, pendant que ses parents versent des larmes de bonheur!
Le souvenir de ce jour resta gravé à jamais au cœur de Drouot, et si l'histoire n'a pas apporté jusqu'à nous les paroles qu'il prononça sans nul doute plus tard à ce sujet, on peut supposer, sans crainte de se tromper, qu'elles furent les mêmes que celles de Napoléon.
Source : Gallica

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