William Sérieyx

Cambronne (1931)

Résumé

William Sérieyx Cambronne (1931)

La Garde meurt et ne se rend pas, ne le cède à aucun des mots que l'antiquité nous a transmis. Il n'est pas de Français, de quelque opinion
qu'il soit, qui ne doive admirer le cri de dévouement d'un Français combattant pour son pays. Le Journal des Débats ne voit ici qu'une phrase ronflante et il en restitue la gloire à un rédacteur du Journal Général qui la proféra, dit-il, peu de jours après l'affaire. L'héroïsme de cette parole n'est certes pas dans l'articulation des syllabes dont elle se compose, mais dans le sentiment qu'elle exprime et dans l'action qu'elle accompagna.
Source : Gallica

William Sérieyx Cambronne (1931)

L'armée sous l'Empire n'a pas cessé un instant d'être nationale. Elle l'a assez prouvé par sa conduite entière, et surtout par son dévouement sublime en 1814 et 1815, dans cette continuelle bataille, où elle disputait, au prix de tout son sang, chaque coin de la France au sabre de l'étranger, où elle s'immolait, tandis que ses antagonistes discouraient et intriguaient. Après avoir effacé par ses exploits les prodiges des héros de l'antiquité, elle a donné au monde le plus bel exemple de patriotisme.
Source : Gallica

William Sérieyx Cambronne (1931)

L'Empereur s'élance vers lui, la main joyeusement tendue :
« Vous avez bien tardé, lui dit-il, et ce retard m'a fait passer de méchantes heures... Mais enfin vous voilà... Nous sommes réunis... Que tout soit oublie ! »
Le visage du général s'illumine : le « Tondu » est content! Cambronne est « au septième ciel », dit Pons. Et ses grenadiers aussi... Ils débarquent, et à chacun d'eux Napoléon lance un regard, un mot qui l'exalte... Un double courant d amour va du chef au soldat, et du soldat au chef, créant une ambiance émouvante.
Source : Gallica

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