Résumé

Charles Florange Le vol de l'aigle (1815 : Napoléon à Golfe Juan… (1932)

En contemplant cette magnifique route de Cannes à Grasse, où sans arrêt les autos se succèdent dans le décor le plus merveilleux du monde, on ne peut se défendre d'évoquer la petite troupe qui, subitement débarquée de l'Ile d'Elbe, voici un grand siècle passé s'avançait vers Fréjus sur le chemin sablonneux de Cannes, premier tronçon de la route moderne. Cette poignée de « grognards », fidèle à son dieu levait sur la côte du golfe Juan, le premier souffle de la tempête ultime qui, chassant vers l'étranger les Bourbons des Tuileries, ramenait pour « Cent Jours » l'Empereur à Paris.
Source : Gallica

Charles Florange Le vol de l'aigle (1815 : Napoléon à Golfe Juan… (1932)

Espère-t-il que la France veuille reprendre son joug et servir de nouveau ses passions, combattre encore pendant quinze ans, et donner son sang et ses trésors pour assouvir l'ambition ou la haine d'un seul homme ? Pense-t-il que la nation ne balancera point avec son intérêt et sa dignité, l'intérêt général de l'Europe, qui s'est armée pour le renverser, qui est encore sous les armes, qui stipule au Congrès les intérêts de tous les peuples, et ne lui laissera
pas reprendre un pouvoir longtemps funeste au plus grand trône, comme aux moindres républiques ?
Source : Gallica

Charles Florange Le vol de l'aigle (1815 : Napoléon à Golfe Juan… (1932)

La cause des Bourbons est à jamais perdue ! La Dynastie légitime que la Nation française a adoptée va remonter sur le Trône : c'est à l'Empereur NAPOLÉON, votre Souverain, qu'appartient le droit de régner sur notre beau pays. Que les Bourbons et leur Noblesse s'expatrient encore, ou qu'ils consentent à vivre au milieu de nous, que nous importe ! La cause sacrée de la liberté et de notre indépendance ne souffrira pas plus de leur funeste influence. Ils ont cherché à avilir, à effacer notre gloire militaire
Source : Gallica

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