“ Gap est méridional par son ciel d’un bleu vibrant et limpide, ses coteaux adoucis, ses Alpes qui semblent l’avoir laissé pour lui permettre de s’étendre plus à l’aise... Gap est méridional par ses femmes brunes, aux lourdes chevelures relevées en casque sur leurs nuques ambrées... Méridional par l’accent, par le ciel, par les femmes – et par son histoire aussi. ”
Gap
Définition et enjeux
Gap, entreprise américaine fondée en 1969 à San Francisco, est un géant du prêt-à-porter mondial, reconnue pour ses jeans et ses collections abordables. Son parcours, marqué par des révolutions visuelles et des débats éthiques, révèle une évolution continue.
Les auteurs comme Gaston Donnet ont célébré la ville de Gap en France, tandis que des textes plus récents traitent des enjeux de la mode et des pratiques commerciales. Les controverses, comme la réticence face aux normes de sécurité en Bangladesh, illustrent les tensions entre expansion et responsabilité. Aujourd’hui, Gap incarne à la fois une marque emblématique et un laboratoire de réflexions sur l’industrie textile.
Citations sur “Gap”
Gap revue : revue locale et d'actualités… (1919)
“ C'est la revue, c'est la revue, Où vous venez tous en cohue Pour voir des gens de Gap, au Palace, Avec leurs faces et leurs grimaces. Ce sont des gens vraiment très bien, Qui en ce moment ne se doutent de rien, Et qui sous peu dans leurs atours, Grâce à nos soins, seront mis à jour. ”
Gap revue : revue locale et d'actualités… (1919)
“ Ça n'est pas fait pour nos altesses. NOBLECIL Chapeauvissé t'as ben raison, C'est pas pour gens de bonne maison. CHAPEAUVISSÉ Un genre chic que je me donne - C'est de n' saluer jamais personne. NOBLECII, Moi je le fais, mais froidement Avec grand air hautainement. Vraiment. Vraiment !. TOUS LES DILX Car dans la ville de Gap, nous sommes Célébrités, petits, grands hommes, - On nous vénère, on nous chérit. D' la vertu nous donnons les prix, Si nous manquons de politesse C'est pour marquer notre noblesse. Les gens de Gap sont sûrement De vils manants. ”
Gap revue : revue locale et d'actualités… (1919)
“ II Quand un beau soir on veut faire la noce, Qu'on a en poche pas mal de pellots On se frusque bien, on se fait beau gosse Puis vivement on quitte le Poyo, On roule dans tous les bistros, sans frousse On fait chahut, on se pique le nez Car à Gap, on ne craint rien de la rousse, Vivent nos bons condés. ”
Thomas Mayne Reid,
Aventures de terre et de mer
“ C’est vrai, patron, mais celle qui est derrière nous ne coule pas dans la bonne direction. Souvenez-vous, maître, c’est « l’échenté. » Nous ne pourrions pas aller par là, ce serait retourner vers le lit de la rivière, où, sans bateau, nous péririons infailliblement. Le gapo ouvert que nous avons vu aujourd’hui est du côté de la terre, quoiqu’elle puisse être bien éloignée ; en le traversant, nous nous approchons toujours de la terre ferme, ce qui est bien différent. ”
Jean Humbert, Nouveau Glossaire Genevois, tome 1…
“ Terme suisse-roman, savoisien, franc-comtois, dauphinois, bordelais, parisien populaire et vieux français.GÂPÉE, s. f. Trotte, longue course. Faire une gâpée.† GÂPER, v. n. Faire une longue trotte, arpenter beaucoup de terrain. Nos gamins se dépêchèrent de voler des noix et gâpèrent à travers champs. Terme trivial.GÂPION ou GÂPIAN, s. m. Terme de dénigrement par lequel on désigne les Employés subalternes des douanes, de l'octroi et de la police. Il se prit de querelle avec les gâpions. 225 Terme vaudois, savoisien, limousin, etc. En provençal et en languedocien: Gâbian. ”
Gap revue : revue locale et d'actualités… (1919)
“ Une ville calme, 0 Madame, çà c'est dégoûtant, Des gens stupid qui jas'nt et blag'nt tout le temps. CIcupïct des l. (1 de 11 (AIR : la Valse brune) . Quand minuit sonne au beffroi de la place, Nous devenons les seuls maîtres de Gap, La nuit ne trouve jamais nos femmes lasses Nos hommes sont armés de pied en cap, Elles s'en vont cherchant fortune, nos rouleuses Battant le trottoir de la rue Carnot Puis, si les pratiqu's ne sont pas nombreuses On se pieute au Poyo. ”
Amable Tastu,
Poésies nouvelles
“ « Dès qu’au loin, d’un coursier hors d’haleine » Le galop sourdement bat la plaine, » Si la foule, où fermente l’ennui, » Tient l’oreille à l’arène collée, » Et demande, en tumulte assemblée : » Est-ce lui ?... ”
Karl Des Monts, Les Légendes des Pyrénées. 3e édition (1876)
“ Quand le Gave quittant les rochers pour les plaines , S' élance , en bondissant , dans les bois , dans les prés , On dirait qu' il a peur de rencontrer des chaînes Dans les touffes de fleurs dont ses bords sont parés . ”
Théophile Gautier,
Mademoiselle de Maupin
(1878)
“ Si je l' aperçois au bout d' une allée , dans le parc , la distance s' efface sur - le - champ, et je ne sais pas où le chemin passe : il faut que le diable l' emporte ou que j' aie des ailes . – Rien ne peut m' en distraire : je lis , son image s' interpose entre le livre et mes yeux ; – je monte à cheval , je cours au grand galop , et je crois toujours sentir dans le tourbillon ses longs cheveux qui se mêlent aux miens , et entendre sa respiration précipitée et son souffle tiède qui m' effleure la joue . ”
Alfred Delvau,
Dictionnaire de la langue verte…
(1866)
“ Gaffe à gail. Garde municipal à cheval; gendarme. Gaffe de sorgue. Gardien de marché ; patrouille grise. On dit aussi Gaffeur. GAFFE, S. m. Gardien de cimetière, — dans l'argot des marbriers. GAFFE, S. f. Bouche, langue, — dans l'argot des ouvriers. Coup de gaffe. Criaillerie. GAFFER, v. a. et n. Surveiller. GAGA, S. m. Gâteau, — dans l'argot des enfants, qui, de même que M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir, emploient à leur insu l'allitération, l'aphérèse et l'apocope. ”
Alphonse de Lamartine,
Voyage en Orient
“ Le front dans mes deux mains, je m’assis sur la pierre, Pensant à ce qu’avait pensé ce front divin, Et repassant en moi, de leur source à leur fin, Ces larmes dont le cours a creusé ma carrière. Je repris mes fardeaux et je les soulevai ”
“ Si je monte sur une hauteur et que je regarde au-dessous de moi, je remarque combien la terre est basse. Si je suis dans une plaine et que je lève les yeux, je suis frappé de la hauteur d’une montagne. ”
Théophile Gautier,
Le Capitaine Fracasse
(1863)
“ Chimères que tout cela, dit Hérode, vous l'avez tué dans les règles. Votre conscience peut être tranquille. Un temps de galop dissipera ces scrupules qui viennent d'un mouvement fiévreux et du frisson de la nuit. ”
Alphonse Karr,
Les guêpes — séries 1 & 2
“ Quelquefois il poursuit ses recherches laborieuses jusqu’au milieu de la nuit; il les suit dans leurs mouvements, dans leurs détours, dans leurs valses;—il les suit jusqu’à table ou dans les tourbillons frénétiques du galop ”
Jean Humbert, Nouveau Glossaire Genevois, tome 1…
“ GAUPE, s. f. Dans le dialecte de nos villageois, ce mot ne se 228 prend point en mauvaise part. Ainsi, pour eux, une belle gaupe est une grosse femme ou une grosse fille, fraîche et attrayante. Dans le canton de Vaud, gaupe se dit d'une femme grosse et robuste.GAZETTE, s. f. Lire la gazette, se dit d'un cheval ou d'une autre bête de somme, que son maître laisse exposée à l'injure du temps, pendant que lui se tranquillise au cabaret. Le maître fioûle sa bouteille, la jument lit la gazette.GAZOUILLON, s. m. Terme des campagnards. ”
“ Je me rappelle que, montant beaucoup à cheval, je galopais sans cesse dans la plaine, regardant chaque objet en détail, n’osant pas escalader la montagne, convaincue que j’étais trop jeune, trop ignorante, pour voir des ensembles, et me promettant, comme récompense suprême, de gravir les hauteurs, de m’élever ! ”
Marguerite de Navarre,
L’Heptaméron des nouvelles
“ Et, s’il vous plaist que tous les jours, depuis midy jusques à quatre heures, nous allions dedans ce beau pré, le long de la rivière du Gave, où les arbres sont si foeillez que le soleil ne sçauroit percer l’ombre ni eschauffer la frescheur, là, assiz à noz aises, dira chacun quelque histoire qu’il aura veue ou bien oy dire à quelque homme digne de foy. ”
Henri Duclos,
Voyage à travers les malentendus…
(1891)
“ Il part pour la montagne , et son cheval l' enlève ; Vivent les monts ! l' esprit avec les pas s' élève , Et le maître , emporté par des souffles divins , S' en va , poëte équestre , au-dessus des ravins , Au galop , dans le vent , selon sa fantaisie , Humer à pleins poumons l' air et la poésie . Le déjeuner fut consommé par nous avec un appétit rare , qu' avaient provoqué la marche , une ascension d' une heure , le grand air que nous avions aspiré à pleins poumons et ensuite cette excitation qui naît de la présence de plusieurs convives . ”
Alfred Bourgeois, Les Gens d'Épinal, 1423-1444, par Richard Auvray… (1891)
“ A cru sur un cheval, un paysan accourait au galop, talonnant sa monture et accompagnant ses cris de gestes désespérés. Un paysan appelant les routiers et courant après eux, c'était spectacle rare; les compagnons, quand ils ne pouvaient surprendre les habitants des campagnes, ne voyaient guère que leurs talons. ”
Relation du voyage de S. A. R. Madame…
“ Pour augmenter le charme de ce tableau , le Gave étendait ses eaux limpides jusqu'au pied de la tente, et venait murmurer à travers les saules et les roseaux, tandis que l'air retentissait au loin des sons d'une musique guerrière. ”
Albert Thibaudet,
Les Idées de Charles Maurras
“ Point, et place, et ligne étroite comme le sillon dans un champ ou le sillage sous la proue, mais toute l’histoire humaine est faite de ces courbes, les unes géométriques, les autres inorganiques et d’autres vivantes, parmi lesquelles quelques privilégiées dessinent ou circonscrivent la figure d’une destinée immortelle. ”
Charles de Bordeu,
La Terre de Béarn...
(1922)
“ Ce sont les méandres dénoués du Gave , dont on ne voit le cours que par fragments , à cause des fourrés de ses bords . L' eau luit par plaques de métal stagnant . L' eau reçoit et rend l' azur du ciel ... La lumière , dans ce bassin vaporeux , voile de transparences les collines ... A leur pied , les détours du Gave éparpillent , sertissant des îles et sertis eux-mêmes , un semis d' étangs ... Souvent , dans ce paysage et d' autres , j' ai cherché des termes où transposer , sans trop d' indigence , tant de beauté . ”
Augustine Bulteau,
Un voyage. Belgique, Hollande, Allemagne…
“ Il presse du talon le galop éperdu. Ils vont, l’homme et la bête, rapides, mêlés au vent. Ce petit chef−d’œuvre précipite le sang dans les veines, charge les muscles d’une énergie presque pénible, vous entraîne avec lui. ”
Marie Lenéru,
Journal de Marie Lenéru
“ Tous les peuples affluant vers nous : ana madeleum, je suis opprimé. Voyager des mois, connaître à cheval toutes les heures du jour et de la nuit, à la tête de ses gardes et de ses chameaux qui suivent. Quand la saine envie vous prend d’un bon temps de galop, tourner la tête et voir les rayons du soleil levant éclairer votre fanion tricolore. ”
Gustave Flaubert,
Œuvres de jeunesse
“ Des fous bondissent, s’élancent et se redressent, fiers et aigus, c’est la valse, c’est le galop. Et parmi toutes ces fleurs, une s’est élevée plus grande, plus belle et plus odoriférante. Parmi toutes ces robes, qui m’ont froissé en me faisant tressaillir d’envie, une m’a fait plus tressaillir que les autres. ”
“ C’est elles d’habitude qui portent sur leur magnifique chevelure les pierres pesantes. Leurs bras, dont le galbe pourrait être envié des blanches les plus belles, maintiennent par un prodige d’équilibre ces morceaux de roc dont nos ouvriers ne se chargeraient pas... ”
Henri Rivière,
Le cacique : journal d'un marin
(1866)
“ Tout le visage est d'un galbe pur et charmant. Son front intelligent, large, découvert aux tempes, est de ceux où les couronnes se posent doucement et sans efforts. Ses yeux bleus, lorsqu'il leur plaît de se fixer sur quelqu'un, sont brillants, enjoués, pleins de caresses. ”
Karl Des Monts, Les Légendes des Pyrénées. 3e édition (1876)
“ Rien , en effet , n' est aussi bizarre que cette route où le Gave se tord tout le temps à vos côtés en mille replis fantastiques , comme ceux d' un serpent inondé d' écume , sans s' aucunement soucier des belles pentes gazonnées qui l' entourent ; où d' instant en instant de folâtres sources , aussi bavardes que de vieilles commères , glissent en se jouant le long des parois du roc qu' elles ont fini par user . ”
Henri-Émile Chevalier, Les Pieds-Noirs (1861)
“ L’idée de la perfection s’attachait naturellement aux contours classiques de sa tête, de son col délicieusement posé sur un buste adorable, et de ses pieds et de ses mains, dont le galbe délicat eût séduit les plus grandes dames. ”
Jules Verne,
Aventures de trois Russes et de trois Anglais
“ De temps en temps, quelque chef, reconnaissable à la richesse de ses fourrures, s’élevait sur les rampes de la montagne et cherchait à reconnaître les sentes praticables qui conduisaient le plus sûrement à son sommet. ”
Henry Jouin, Esthétique du sculpteur (1877)
“ Le cou d'une pureté de galbe qui rappelle la colonne dorique, les bras aux saillies distinguées et nerveuses, la résignation du regard, le pli des lèvres où se lit l'honnêteté, élèvent ce portrait d'esclave à la dignité d'un type. ”
Rodolphe Girard,
Marie Calumet
“ La vague recouvre les drames, disparaissant à demi dans le gouffre. Les rameurs, tout à fait sur le devant ou l’arrière, courbés sur leurs rames énormes, qui plient comme des feuilles de papier, ont de l’eau jusqu’aux genoux. ”
Robert de la Sizeranne, Ruskin et la religion de la beauté
“ Qu’importe qu’il n’arrive rien à ces figures, si le galbe en est si pur et la vie si intense, qu’on se passionne pour ce galbe et pour cette vie mêmes ? Qu’importe que leurs pieds ne les portent nulle part, s’ils sont beaux à voir immobiles, que leurs mains ne travaillent point, si elles tiennent dans leurs doigts oisifs des destinées prisonnières ? ”
Gaston Leroux,
Le Fils de trois pères
(1925)
“ Dans l’encadrement d’une sorte de galerie creusée à jour au flanc de la montagne, on voyait courir, avancer, reculer, frapper, écraser, broyer de leurs massues dressées ou tournoyantes, deux hommes au torse nu, tout ruisselants du sang des autres, beaux et terribles comme des héros d’Homère. ”
R.-H.-J. Cambresier, Dictionnaire walon-françois
“ L’endroit d’une riviere où l’eau est si basse & le fond si ferme, qu’on y peut passer sans nager & sans s’embourber, le gué est bon, est sûr en cet endroit-là, passer la riviere à gué, abreuver un cheval au gué, sonder le gué. ”
Théophile Gautier,
Œuvres de Théophile Gautier
“ Leurs corridors sans fin et leurs immenses salles, Où, comme une voix faible, erre et gémit le vent, Où, recueilli dans moi, je m’égare, rêvant, Paré de souvenirs d’amour et de féerie, Le brillant moyen-âge et la chevalerie. ”
Amélie Fliche, Le pays des Magyars ouvrage : voyage en Hongrie (1893)
“ A notre vue, ils surgissent de chaque côté de la route, mettent la queue entre leurs jambes, et, avec un cri particulier qui tient le milieu entre le grognement et la parole, partent au galop pour informer leurs maîtres que des intrus franchissent leurs frontières. ”
“ Et elle tourna le dos à la rivière, remontant le champ comme elle l’avait descendu, lentement, la tête droite, semblable à une statue qui marche. Et la longue route fut reprise en sens contraire sans hâte ni fatigue. Des heures encore passèrent. ”
Georges Pradel,
Le Diamant rouge
(1884)
“ Peu de jours après les scènes qu'on vient de lire, cette population était mise en émoi par un tumulte étrange : un galop furieux, un cliquetis de vieux ressorts, de préteutailles, des cinglées de coups de fouet, des cris, des chants, et de temps à autre un éclatant coup de tamtam dominant le tout. ”
Alfred Delvau,
Dictionnaire de la langue verte
(1866)
“ Physionomie, bon air; élégance, — dans l'argot des petites dames, dont quelques-unes ont fréquenté, comme modèles, les ateliers d'artistes. Elre truffé de galbe. Être à la dernière mode, ridicule ou non, — dans l'argot des gandins. Ils disent aussi Être pourri de chic. GALBEUX, àdj. Qui a du chic, une désinvolture souverainement inpertinente ou souverainement ridicule. GALE, S. f. Homme difficile à vivre, ou agaçant comme un acarus , - dans l'argot du peuple. ”
Lorédan Larchey,
Supplément aux 7e et 8e éditions du Dictionnaire historique d'argot…
(1880)
“ GABARI (passer au) : Perdre au jeu. Jargon des ouvriers de fer. (Rigaud.) — Et aussi des soldats employés au fascinage qui rognent toutes les branches inutiles, dépassant leur gabari ou modèle de gabion. On comprend l'allusion. GABATINE : Raillerie. (Delvau.) — Du vieux mot gabe. — Donner de la gabatine : railler. GACHER DU GROS : Faire ses nécessités. Argot du peuple. (Id.) — Allusion de mortier. GACHER SERKÉ : Travailler activement. (Rigaud.) — Même origine. GADIN : Vieux chapeau, soulier. (Id.) GAFFE : Bouche, langue. ”
Jack London,
Les Vagabonds du rail
(1907)
“ Je m’étendis dans l’herbe au bord du talus et engageai la conversation avec les hommes. Nous appartenions à la même famille, nous étions des frères, moi le vagabond, et eux les romanichels. Nous connaissions suffisamment notre argot respectif pour nous comprendre. ”
Karl Des Monts, Les Légendes des Pyrénées. 3e édition (1876)
“ Un jour , une belle jeune fille de seize ans courait folâtrement , sur les rives escarpées du Gave , à la poursuite d' un brillant papillon dont les ailes chaudement colorées de pourpre et d' or l' avaient séduite au passage , en faisant miroiter leurs couleurs sous les mille feux flamboyants du ciel . ”
N.-E. Dionne, Le parler populaire des Canadiens français
“ Gobe, n. f. —Coup de vin. Ex. Nous allons prendre une gobe. —Grosse bouchée. —Gobe d'imprimeur. Dans l'ancien français gobe voulait dire vaniteux, vain, délicat. Gobette, n. f. Histoire pour rire, chose que l'on fait gober aux gens. Ex. Nous en avons dit des gobettes, c'est-à-dire, nous nous sommes amusés à conter des histoires en l'air. Expression fort en vogue autrefois dans les campagnes autour de Montréal. Goce, n. f. Entaille dans le bois faite avec un couteau. Gocer, v. a. Travailler le bois avec un couteau. Ex. ”
