Alphonse de Lamartine,
Voyage en Orient
“ Nous rentrâmes en silence dans le désert de Sable-Rouge ; nous le traversâmes dans sa partie la plus étroite, en nous rapprochant des collines de Bayruth, et nous nous retrouvâmes, au soleil couché, sous la grande forêt de pins de l’émir Fakar-el-Din. Là, Julia, retrouvant la voix, se tourna vers moi, et me dit avec ivresse : « N’est-ce pas que j’ai fait la plus belle promenade qu’il soit possible de faire au monde ? Oh ! que Dieu est grand ! et qu’il est bon pour moi, ajouta-t-elle, de m’avoir choisie pour me faire contempler si jeune de si belles choses ! » ”
