Alfred Jacobs, Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1855)
“ Au milieu de l'espace immense que le désert embrasse, l'infini des horizons, l'uniformité, le silence, font sur l'esprit une impression profonde: le sentiment de la solitude, la conscience de la faiblesse de l'homme, l'admiration qu'inspirent des scènes grandioses et simples, tout, au milieu de ces régions que n'anime pas le bruit des villes et que l'homme visite si rarement, saisit non-seulement le voyageur européen, mais aussi ces Arabes à l'esprit poétique et contemplateur dont les caravanes ont tracé quelques étroits sillons dans les sables du désert. ”
