Giovanni Battista Belzoni,
Voyages en Égypte et en Nubie
“ Néanmoins l’obélisque vint à glisser tout à coup, et descendit majestueusement avec toute la barrière dans le fleuve. Je n’étais qu’à quelques pas de là quand cet accident arriva. J’avoue qu’à cette vue je restai stupéfait : je ne doutais pas que ce beau morceau antique ne fût perdu à jamais ; je voyais déjà en imagination le triomphe de nos adversaires, et je croyais entendre les reproches de tous les antiquaires. Parmi les ouvriers, les uns témoignaient du chagrin, non pas pour l’obélisque, mais pour le gain qu’ils perdaient ; les autres riaient d’un événement aussi inattendu. ”
