Auguste Barthélemy

Résumé

Auguste Barthélemy L'Obélisque de Luxor par Barthélemy (1833)

Sous le soleil des arts qui réchauffe nos bords, Ces germes africains grandiront verts et forts Comme ceux que le Nil féconde de sa fange ; Des dons de leur patrie ils recevront l'échange ; L'intelligence humaine est un trésor sans prix Que nous versons pour rien aux incultes esprits, Car nous ne gardons pas la science étouffée, Comme l'Égypte aux temps de Moïse et d'Orphée.
Source : Gallica

Auguste Barthélemy L'Obélisque de Luxor par Barthélemy (1833)

Qui conservais la vie au fantôme charnel, Donne-nous quelques os de tes cités-squelettes, Tes sphinx, tes anubis coiffés de bandelettes Des palais du désert merveilleux habitans, Tes dieux défigurés par Cambyse et le temps, Tes tronçons de colosse abattus sur l'arène, Quelque orteil de Memnon qu'un homme embrasse à peine, Un de ces grains de cendre, atomes de Memphis.
Source : Gallica

Auguste Barthélemy L'Obélisque de Luxor par Barthélemy (1833)

Dominant de sa voix la clameur populaire, Un poète accouru saluait sa galère Avec des vers, enfans du luth mélodieux ; Et qu'il vînt de Délos, de Memphis, ou de Crète, Il guidait le monarque à la maison secrète Où les sages parlaient des hommes et des dieux.
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Un obélisque roi, tout vivant de pensées, Vieux de quatre mille ans, éternel d'avenir, Qui conserve à son front tant de choses passées, Arrive dans un port fier de le contenir.
Source : Gallica

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