M. A. Georges

Résumé

M. A. Georges Le Tour du monde

Je n’insistai pas, connaissant bien l’esprit susceptible des Arabes, et craignant que mon guide n’ouvrît plus désormais la bouche.
Sur le plateau où nous avançons lentement, des mamelons de toutes dimensions s’éparpillent à l’infini comme d’immenses vagues jaunâtres devenues immobiles. C’est le désert dans toute sa terrible nudité, désolé, silencieux. Ô prodige ! je vois deux touffes d’ajoncs. Elles doivent bien souffrir, les malheureuses ; mais, après tout, elles doivent être peu exigeantes.
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M. A. Georges Le Tour du monde

Nul pays, sans doute, n’offre au même degré que l’Égypte ce contraste frappant et magnifique, entre un grand fleuve, une riche végétation et le désert. Le Nil se perd à l’horizon dans une nappe de verdure : on dirait presque les forêts de palmiers de Memphis ou les riches sillons du Delta.
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M. A. Georges Le Tour du monde

S’il est, nous dit-il, le seul guide, c’est que les gens des environs éprouvent à l’endroit des grottes une sorte de terreur superstitieuse. Il a remplacé, il y a quelques années, un vieux guide, mort depuis, et qui avait été son maître comme lui-même l’est maintenant du jeune homme qui nous accompagne. La conduite des voyageurs dans les grottes exige une sorte d’initiation qui n’a guère qu’un adepte à la fois. La tête et la vue du vieux guide se troublaient souvent pendant ses dernières années, ce qui, sans le secours du jeune, aurait pu causer des erreurs funestes aux visiteurs.
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