M. A. Georges, Le Tour du monde
“ Je n’insistai pas, connaissant bien l’esprit susceptible des Arabes, et craignant que mon guide n’ouvrît plus désormais la bouche. Sur le plateau où nous avançons lentement, des mamelons de toutes dimensions s’éparpillent à l’infini comme d’immenses vagues jaunâtres devenues immobiles. C’est le désert dans toute sa terrible nudité, désolé, silencieux. Ô prodige ! je vois deux touffes d’ajoncs. Elles doivent bien souffrir, les malheureuses ; mais, après tout, elles doivent être peu exigeantes. ”
