Louis Reybaud,
Les Aventures d'un fifre
“ Les ondulations du sable variaient seules la monotonie de cet horizon qui avait la couleur de l'ocre; le soleil montait dans le ciel et commençait à chauffer l'arène qui étincelait sous ses rayons. La chaleur était telle, qu'il eût suffi d'enfoncer un œuf dans le sable pour le voir se cuire à l'instant. Point d'eau, point de gazon, point d'arbres. Seulement quelques palmiers grêles de loin en loin et servant comme de jalons dans ces solitudes. Roquet était anéanti. Cette atmosphère le suffoquait, ce sol jaunâtre lui envoyait des réverbérations insupportables, son chameau même lui était odieux. ”
