Résumé

Kiva En Algérie, souvenirs : Géryville (1892)

Le vent souffle en tempête et couvre d'une nappe de sable l'oasis. Beaucoup de chaleur en été, de grands froids en hiver, du vent en toute saison, telle est, nous dit un officier, la température normale. La ville ne mérite guère le nom d'El-Biod (la Blanche) sous lequel la désignent les indigènes. Les maisons, bâties en briques de terre séchées au soleil, ne sont point blanchies à la chaux.
Le dernier dénombrement indiquait 1,021 maisons; ce chiffre, qui parait exagéré, est admissible lorsqu'on constate que certaines maisons arabes sont de véritables gourbis ayant à peine 2 mètres carrés.
Source : Gallica

Kiva En Algérie, souvenirs : Géryville (1892)

« Nous sommes punis, c'est juste, ajoute un indigène avec le fatalisme qui caractérise les Arabes. » Il y a, en effet, plusieurs années que les agissements du marabout de Mograr étaient signalés par les officiers des affaires indigènes de Géryville et de Sebdou à l'autorité supérieure. On pressentait une révolte dans le Sud, révolte qu'on aurait, sans doute, étouffée en frappant l'esprit des nomades et des Ksouriens par un acte de force.
Source : Gallica

Kiva En Algérie, souvenirs : Géryville (1892)

Le mulet, malgré ses autres qualités, est un animal rétif, difficile à conduire, difficile à maintenir et à monter si on a mis pied à terre. Les soldats de la compagnie franche ont été massacrés à Hassi-ben-Salem, alors qu'ils escortaient la mission de Castries, parce qu'ils étaient embarrassés par leurs mulets qui n'obéissaient pas et qu'ils ne voulaient pas abandonner. Le fait nous a été certifié par un officier témoin oculaire du combat.
L'armement aussi devra être modifié, et le mousqueton d'artillerie et le revolver substitués au fusil d'infanterie trop long et gênant.
Source : Gallica

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