Théophile de Bionneau, Mémoires pour mes fils (1875)
“ Le 30 décembre commença le Ramadan. Le signal en fut donné à dix heures du soir par trois coups de canon tirés de Topana, et qui furent successivement répétés par toutes les batteries du Bosphore. Ces coups de canon, répercutés la nuit par l'écho des montagnes, étaient d'un bel effet. Le Ramadan est à la fois le carême et le carnaval des Ottomans, car ils jeûnent tout le jour, mais ils mangent et se réjouissent toute la nuit. Le jeûne est d'une grande rigueur, puisque, tant que le soleil est sur l'horizon, on ne peut ni manger, ni boire, ni fumer. ”
