Marga d’Andurain,
Sous le voile de l’Islam
“ Soleiman sans un mot, sans un geste, admire, compare au désert qu’il n’a jamais quitté. Il semble avoir peine à comprendre la réalité de ce paysage et il s’endort, tout à coup, comme enlevé par un grand rêve. Nous arrivons à Saïda, petit port accroupi dans le sable, au soleil. Une rue centrale, toute blanche, zébrée d’ombre et de lumière. Des nègres, des Arabes, des femmes, en une symphonie de burnous et de robes éclatantes. Des grappes d’enfants nus, échantillons de la couleur et de la forme de leurs parents, offrent à bras tendu des oranges de Saïda et des mandarines géantes. ”
