Résumé

A. Proust Revue des Deux Mondes

Une malade quittera Marseille et apportera en quelques heures le choléra à Paris.
Je me suis attaché, dans l’étude de l’épidémie de 1865, comme dans les relations précédentes, à montrer surtout la route de l’épidémie à son début et à établir nettement la filiation des premiers cas. C’est alors seulement que la marche de la maladie peut être d’un enseignement utile. Mais lorsque l’épidémie est parvenue au centre de l’Europe, l’enchaînement des faits devient plus difficile à démêler. Leur étude n’a souvent conduit qu’à la confusion et à l’erreur.
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A. Proust Revue des Deux Mondes

L’hiver enraya la marche de l’épidémie, que l’on put même considérer un instant comme éteinte ; mais, au printemps de 1890, le choléra éclata de nouveau à Mossoul, et, se dirigeant rapidement vers le nord-ouest, atteignit Diarbékir, puis Orfa, Alep, Hama, Homs et Tripoli, décrivant, ainsi un immense arc de cercle et contaminant avec ; une très grande rapidité une étendue considérable de pays, malgré les plus impitoyables quarantaines que chaque ville, chaque village, chaque hameau, avec une incroyable sauvagerie, établissait pour se protéger.
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A. Proust Revue des Deux Mondes

En tenant compte de l’opinion que nous soutenons, l’hygiéniste peut intervenir. Rien n’établit mieux d’ailleurs l’action directe et énergique qu’exercent sur le développement des maladies infectieuses et contagieuses l’hygiène et tous les auxiliaires dont elle dispose, que l’histoire, même de ces maladies, de celles surtout qui après avoir affligé l’humanité ont finalement cédé devant les progrès du bien-être et de la civilisation.
La peste, la grande maladie populaire de l’antiquité et du moyen âge, a quitté l’Europe ainsi que son ancien foyer classique, l’Egypte.
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