Résumé

Fernand Papillon Le Choléra indien au point de vue de la géographie médicale et de l’hygiène internationale

Les excès, toujours funestes, le sont plus que jamais en temps d’épidémie. Il va sans dire qu’une extrême propreté n’est pas moins indiquée; ce qui l’est peut-être encore plus, c’est le calme et la sérénité de l’esprit. La force morale importe ici non moins que la santé physique. Quand le choléra sévit, les dérangemens intestinaux sont très fréquens, et dans l’immense majorité des cas la maladie survient non pas d’une manière foudroyante, mais à la suite d’une diarrhée qui dure plus ou moins de temps.
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Fernand Papillon Le Choléra indien au point de vue de la géographie médicale et de l’hygiène internationale

Transportons-nous maintenant aux limites de la Perse et de la Turquie d’Asie. Sur toute l’étendue de la frontière turco-persane, depuis le mont Ararat jusqu’au Golfe-Persique, l’intendance ottomane entretient des postes d’observation qu’elle transforme au besoin en quarantaines. Or ces postes, dispendieux pour le trésor, vexatoires pour les populations, surtout pour celles de Perse, ont été jusqu’ici complètement impuissans à préserver le territoire ottoman de l’invasion du choléra.
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Fernand Papillon Le Choléra indien au point de vue de la géographie médicale et de l’hygiène internationale

Peut-être de même apprendra-t-on à détruire le miasme cholérique avant d’en pénétrer la nature intime. En attendant, il est permis de compter que le choléra, soumis en ceci à la mystérieuse loi qui gouverne l’évolution séculaire des épidémies, perdra de son intensité au fur et à mesure qu’il s’éloignera de son origine. Ces germes morbides, ces virus, semblent n’être point doués du pouvoir de se reproduire indéfiniment. Ils s’épuisent par leur propre activité. La mort qu’ils sèment finit par les atteindre un jour.
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