La fièvre jaune, maladie virale transmise par les moustiques, a longtemps été l'objet d'études pour éclaircir ses origines et les modes de sa propagation. Alors que certains auteurs, comme Adrien Proust, la voyaient comme un miasme associé à des zones endémiques, d'autres, comme Paul-G. Charpentier, mettaient en avant le rôle des moustiques en tant que vecteurs.
Jean-Louis Guyon et Victor-François Bally ont examiné ses épidémies historiques, révélant son origine africaine et son introduction en Europe. Aujourd’hui, malgré l’existence d’un vaccin efficace, la fièvre jaune demeure en raison du réservoir naturel constitué par les moustiques et les primates des forêts tropicales, ce qui rend son éradication improbable.