Paul-G. Charpentier

Résumé

Paul-G. Charpentier Les Microbes (1909)

Remplissez au contraire complètement un ballon de ce même liquide ensemencé avec la même levure, la multiplication des cellules sera insignifiante, mais l'alcool paraîtra rapidement dans le milieu ; la levure ne trouvant pas, au-dessous de l'épaisse couche de liquide qui la surmonte, assez d'oxygène pour vivre, en a pris au sucre qu'elle a dédoublé en alcool et acide carbonique.
Dans une vie aérobie, la levure prend de l'oxygène à l'air, dans une vie anaérobie, elle en prend au sucre en le faisant fermenter ; l'on peut donc dire que la fermentation est la vie sans air.
Source : Gallica

Paul-G. Charpentier Les Microbes (1909)

Comment, en vingt-cinq ans, un bouleversement aussi complet des idées, non seulement du monde savant, mais de tous les gens quelque peu cultivés, avait-il pu se produire? La chose s'était faite le plus simplement du monde : le problème passionnant de l'origine de la vie qui, pendant plus d'un siècle, avait divisé en deux camps les esprits les plus distingués et à leur suite tous ceux qui veulent bien réfléchir, avait eu enfin le bonheur d'être saisi par un homme de génie. Les expériences de Pasteur avaient entraîné toutes les convictions.
Source : Gallica

Paul-G. Charpentier Les Microbes (1909)

Parfois se déclare dans les basses-cours une maladie désastreuse qu'on désigne vulgairement sous le nom de choléra des poules. L'animal en proie à cette affection est sans force, chancelant, les ailes tombantes. Les plumes du corps, soulevées, lui donnent la forme en boule. Une somnolence invincible l'accable. Si on l'oblige à ouvrir les yeux, il paraît sortir d'un profond sommeil et bientôt les paupières se referment, et le plus souvent la mort arrive sans que l'animal ait changé de place, après une muette agonie. C'est à peine si quelquefois il agite les ailes pendant quelques secondes.
Source : Gallica

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