Fausse membrane

Définition et enjeux

Maurice Debove Traité élémentaire de clinique médicale… (1905)

Au microscope, la fausse membrane apparaît formée de fibrine soit amorphe, soit divisée en un réticulum plus ou moins serré emprisonnant des leucocytes, des hématies, des cellules épithéliales nécrosées et des bactéries.
Au début de l'angine, la fausse membrane forme, sur une amygdale généralement, une mince tache comparable à du mucus coagulé. Elle renaît sur place après avulsion et gagne les parties voisines : la luette, le voile du palais, la paroi postérieure du pharynx, ou même la bouche. La douleur est insignifiante, la dysphagie reste modérée.
Source : Gallica

Auguste Marie Notions générales de pathologie (1900)

On désigne sous ce nom une production blanc grisâtre, formée par un réseau de fibrilles de fibrine, englobant des cellules épithéliales modifiées, des leucocytes et des microbes. Solide, résistante et très cohérente, une fausse membrane flotte dans l'eau sans jamais s'y désagréger, ce qui la distingue des enduits pullacés.
La couleur des fausses membranes ne varie guère avec la spécificité de l'angine ; le bacille diphtérique et le streptocoque donnent tous les deux des fausses membranes grisâtres.
Source : Gallica

Alexandre Laboulbène Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneuses… (1861)

Je vais parler bientôt des fausses membranes des séreuses, si remarquables par leur organisation réelle, leurs transformations et même leurs maladies.
On peut voir qu'une muqueuse mortifiée et chassée du corps sous une apparence membraniforme ne saurait être une fausse membrane, d'après ma définition. Le tissu mortifié n'est pas produit avec exsudation par la partie du corps qu'il a revêtu
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature