Résumé

Maurice Debove Traité élémentaire de clinique médicale… (1905)

Grosses et moyennes embolies. — Mobilisées par un effort, un mouvement ou sans cause connue, les grosses embolies peuvent tuer subitement; le sujet suffoque et meurt en quelques minutes, quelquefois de syncope, avec pâleur soudaine. Plus souvent l'asphyxie a le temps de se dessiner; en proie à une angoisse, à une soif d'air indicibles, le malade, les yeux saillants, les pupilles élargies, les jugulaires turgides, se cyanose, se livrant, la bouche béante et les narines dilatées, à de profondes inspirations.
Source : Gallica

Maurice Debove Traité élémentaire de clinique médicale… (1905)

Malgré les étouffements et l'angoisse, qui peuvent donner au malade l'impression d'une mort prochaine, l'auscultation ne révèle rien. Les accidents pénibles s'exaspèrent à l'approche de l'éruption et à chaque poussée exanthémateuse, pour ne s'apaiser que lorsqu'elle est sortie. Constantes et continues, les sueurs redoublent pendant les paroxysmes nocturnes; leur abondance peut être telle que le malade doive être à chaque instant changé de linge. Chez les sujets mal tenus, elles prennent une odeur de paille moisie; l'éruption les modère sans les supprimer ; la convalescence seule y met fin.
Source : Gallica

Maurice Debove Traité élémentaire de clinique médicale… (1905)

Le début par dysphagie et l'embarras de la langue est plus rare. Bientôt, les mâchoires serrées ne peuvent plus être écartées, la tête se renverse en arrière, le spasme pharyngé rend la déglutition de plus en plus difficile. Tout peut se borner là; mais, plus souvent, la contracture gagne les petits muscles de la face, réalisant, par l'abduction des commissures, l'élévation des ailes du nez et des sourcils, le plissement du front et de l'angle externe de l'oeil, le masque étrange connu sous le nom de rire sardonique.
Source : Gallica

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