Résumé

Ernest Barié Traité pratique des maladies du coeur et de l'aorte… (1912)

La rupture des cordages s'opère tantôt au milieu, tantôt à leurs extrémités; dans certains cas, il y a comme un véritable arrachement des cordages; ceux-ci, adhérents par une seule de leurs extrémités, flottent librement de l'autre côté dans la cavité ventriculaire, et jouent ainsi le rôle d'un corps étranger battu par le sang à chaque systole ; ils donnent au souffle d'insuffisance ainsi produit, un timbre grave, sonore, quelquefois piaulant ou musical, d'une intensité extrême.
Source : Gallica

Ernest Barié Traité pratique des maladies du coeur et de l'aorte… (1912)

Par suite de l'obstacle placé à l'origine même de l'artère pulmonaire, le poumon, qui ne reçoit qu'une quantité de sang très inférieure à la normale, présente un état prononcé d'anémie; d'autre part, du côté du coeur, il se produit, une dilatation hypertrophique considérable du ventricule droit ; celle-ci, au bout d'un certain temps, est incapable de compenser la lésion initiale : le coeur se fatigue, les cavités droites subissent une dilatation extrême, l'insuffisance tricuspidienne survient et avec elle, des accidents asystoliques qui peuvent entraîner la mort du malade.
Source : Gallica

Ernest Barié Traité pratique des maladies du coeur et de l'aorte… (1912)

Il s'arrête, les yeux fixes, hagards et porte la main à la poitrine comme pour en arracher le mal qui l'étreint. La face pâlit, les extrémités se refroidissent et le corps se couvre de sueur; le malade, en proie à l'anxiété la plus vive, attend dans l'immobilité absolue la fin de cette atroce étreinte qui peut se terminer par une syncope mortelle. La douleur cesse enfin brusquement et l'accès est terminé; quelquefois la fin de la crise est marquée par quelques phénomènes secondaires sur lesquels nous reviendrons.
Source : Gallica

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