Maladie mitrale

Définition et enjeux

Portrait de Charles-Émile François-Franck Charles-Émile François-Franck Clinique médicale de la Charité (1894)

Depuis déjà longtemps, grâce aux recherches de Duroziez, le rétrécissement mitral pur, confondu tout d'abord avec l'insuffisance sous le nom de maladie mitrale, a acquis une individualité, propre, que la clinique puis l'anatomie pathologique ont nettement caractérisée.
Certains points restent toutefois entourés de mystère et, malgré quelques essais des plus intéressants, l'étiologie, la pathogénie du rétrécissement mitral pur sont encore inconnues. La maladie est certes assez facilement dépistée ; mais pourquoi, comment se développe-t-elle ?
Source : Gallica

Paul Duroziez Traité clinique des maladies du coeur… (1891)

Le rhythme du rétrécissement mitral pur force-t-il à admettre la congénialité ? Le rhumatisme ne peut-il pas se fixer à la mitrale et y produire le rhythme spécial sur lequel nous insistons? D'autres maladies ne peuvent-elles pas avoir le même mauvais privilège, ainsi la grossesse, la scarlatine, l'intoxication saturnine, l'alcoolisme, toute maladie enfin qui pourra atteindre la mitrale, sans laisser de côté la chlorose et l'hystérie auxquelles on accorde un rôle important?
Source : Gallica

Paul Rudaux Précis élémentaire d'anatomie, de physiologie et de pathologie (1929)

Le pouls est caractéristique ; il est faible, petit, parce qu'une quantité moins considérable de sang est lancée dans la circulation générale à chaque contraction cardiaque.
Les crises d'asystolie surviennent fréquemment et sont de plus en plus graves, puis elles emportent la malade, à moins qu'une complication comme l'embolie cérébrale ne soit survenue en déterminant des paralysies ou même la mort.
Maladie mitrale. — On désigne sous ce nom l'union de l'insuffisance au rétrécissement de l'orifice mitral.
Source : Gallica

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