Anatomie pathologique

Définition et enjeux

Portrait de Joseph-Michel Guardia Joseph-Michel Guardia,  La Médecine à travers les siècles… (1885)

“ L'anatomie générale, en étudiant les modifications de la substance organique, donne la main à la pathologie, et mérite à juste titre la dénomination d'anatomie pathologique, dénomination usurpée jusqu'à ces derniers temps par une anatomie grossière et purement descriptive, qui se bornait à constater la configuration et la forme des tissus lésés, sans descendre à l'examen intime et vraiment analytique de la substance morbide. ”
Source : Gallica

Ernest Auburtin,  Recherches cliniques sur les maladies du coeur… (1856)

“ Est-ce que nous négligeons l'étude du mode de lésions des actions vitales qui a présidé au développement de ces altérations matérielles? Est-ce que chaque jour au lit du malade nous ne basons pas notre traitement sur la nature de la maladie? Sans doute, pour y arriver, l'anatomie pathologique est une donnée indispensable, mais elle n'est pas la seule. L'école anatomo-physiologique ne s'estelle pas élevée avec force contre les dénominations exclusivement anatomiques ? ”
Source : Gallica

Édouard Fournié,  Application des sciences à la médecine (1878)

“ Je divise, dit Bichat, l'anatomie pathologique en deux grandes parties : la première renferme l'histoire des altérations communes à chaque système, quel que soit l'organe à la structure duquel il concoure, quelle que soit la région qu'il occupe ; il faut montrer d'abord les altérations diverses des tissus cellulaire, artériel, veineux, nerveux, osseux, musculaire, muqueux, séreux, etc.; examiner le mode
d'inflammation, de suppuration, de gangrène, etc., propre à chacun; parler des tumeurs diverses dont ils sont susceptibles, des changements de nature qu'ils éprouvent, etc.
”
Source : Gallica

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