Résumé

Pierre-Hubert Nysten Recherches de physiologie et de chimie pathologiques… (1811)

Mais le gaz hydrogène sulfuré est absorbé beaucoup plus lentement lorsqu'il est mis en contact avec la peau, que lorsqu'il est introduit dans les organes respiratoires, dans une cavité séreuse ou dans le tissu cellulaire : en effet, un animal n'a pas plutôt respiré du gaz hydrogène sulfuré, qu'il tombe frappé de mort; il meurt un peu moins promptement quand le gaz est injecté dans la plèvre ; moins promptement encore quand il est injecté dans le tissu cellulaire, et c'est lorsque ce même gaz n'agit qu'à la surface de la peau qu'il fait périr le plus lentement.
Source : Gallica

Pierre-Hubert Nysten Recherches de physiologie et de chimie pathologiques… (1811)

Mais en reconnoissant, avec les meilleurs physiologistes , que la respiration n'est pas la source unique de la chaleur animale, et en se bornant à l'évidence des faits, on ne peut se refuser à admettre, 1° la combinaison d'une portion de l'oxigène de l'air respiré ; 2° la formation d'une certaine quantité d'acide carbonique, soit qu'elle ait lieu dans les poumons au moyen de l'oxigène atmosphérique et du carbone du sang qui s'y rencontrent, soit que cet acide, formé dans les autres organes, sorte, par voie d'excrétion , avec le produit de l'exhalation pulmonaire.
Source : Gallica

Pierre-Hubert Nysten Recherches de physiologie et de chimie pathologiques… (1811)

Les douleurs de tête qu'occasionne la respiration de la vapeur du charbon, qui n'est que du gaz oxide de carbone, semblent confirmer cette opinion. Cependant la nature du gaz oxide de carbone n'est pas délétère au point de contribuer pour beaucoup à la cessation de la vie dans les asphyxiés par ce gaz; comme le prouve la facilité avec laquelle on rappelle à la vie et à la santé les jeunes animaux qu'il a asphyxiés ; ainsi il agit spécialement, quand on le respire, en portant obstacle aux phénomènes chimiques de la respiration.
Source : Gallica

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