Louis Jullien

Résumé

Louis Jullien De la transfusion du sang (1875)

L'inefficacité des moyens ordinaires, de la compression même de l'aorte, comme moyens propres à arrêter une hémorrhagie après l'accouchement, présage une mort inévitable. Quoi qu'on fasse, la transfusion seule peut laisser quelques chances de salut; Elle est là qui donne à l'accoucheur cette sécurité, cette confiance si nécessaire en pareils cas, Il sent qu'il est le maître de l'existence de la femme, et il puise dans cette confiance, qu'il communique aux autres, la force et le sang-froid dont il a tant besoin. Il peut alors, avec ordre, méthode et célérité, sauver la malade.
Source : Gallica

Louis Jullien De la transfusion du sang (1875)

Le sangfibriné ne peut plus se mouvoir dans les vaisseaux : le sérum les traverse par imbibition, il forme des congestions et des extra vasations, principalement dans le poumon, et il amène promptement l'asphyxie et la mort.
Ainsi là même substance qui se solidifie quand elle est hors des vaisseaux, mais qui est liquide dans leur intérieur, la fibrine, donne au sang la merveilleuse viscosité pour parcourir les capillaires les plus fins ; et il est interessant de savoir que ce sang coagulable est seul propre à entretenir la vie sa viscosité même est précisément ce qui le fait circuler.
Source : Gallica

Louis Jullien De la transfusion du sang (1875)

De plus, ajoute Denys, pourquoi le sang des bêtes ne serait-il pas propre aux hommes, puisqu'il est de la même espèce que le lait et la chair dont ils se nourrissent ordinairement? On pourrait ajouter que, si ce quelques auteurs ont remarqué est; véritable, que les barbares qui se nourrissent de chair humaine sont sujets à plusieurs maladies fâcheuses dont ceux qui se nourrissent de la chair des animaux sont exempts, il faut en conclure que, comme la chair des hommes est plus malsaine que celle des bêtes, leur sang est aussi moins propre à la transfusion.
Source : Gallica

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