Auguste Le Dentu, Traité des maladies des voies urinaires… (1881)
“ Selon la cause qui la produit, l'hématurie est bénigne ou grave; mais indépendamment des éléments de pronostic tirés de l'affection primitive, il y en a qui sont fournis par l'hémorrhagie elle-même, par sa fréquence, par son abondance et par les troubles de la miction qui en sont parfois la conséquence. De petites hématuries répétées peuvent à la longue épuiser le malade et le jeter dans un état de cachexie qui le mène lentement jusqu'à la mort. Des hématuries abondantes déterminent quelquefois une terminaison fatale, sans que la lésion primitive ait par elle-même une réelle gravité. ”
