Néphrite

Définition et enjeux

C Colin,  Nouvel avis au peuple sur sa santé… (1831)

“ La néphrite chronique ne diffère de la néphrite aiguë que par le peu d'intensité des symptômes : ils sont quelquefois si obscurs, si fugitifs, qu'ils échappent à l'attention du malade comme à l'observation du médecin ; rien cependant ne mérite le plus grand soin. Il faut se rendre un compte exact de la moindre douleur lombaire, du moindre dérangement dans la sécrétion de l'urine. La néphrite chronique détruit sourdement l'organe, et devient irrémédiable si on ne l'attaque de bonne heure. ”
Source : Gallica

Portrait de Augustin Gilbert Augustin Gilbert,  Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu (1913)

“ Ainsi que je vous l'indiquais à la fin de notre dernière leçon, le plus souvent la néphrite chronique a un début non aigu, mais chronique et latent ; son origine se perd dans la suite des ans ; rien n'en marque le commencement et rien n'en fixe la causalité.
C'est que souvent aussi les causes de la néphrite se sont exercées si anciennement que, même si elles sont connues et si par nature elles étaient accessibles à l'action thérapeutique, depuis longtemps elles se sont éteintes et, par suite, rien ne sert de les connaître.
”
Source : Gallica

Paul Landry,  Traité pratique des maladies des femmes et des jeunes filles… (1869)

“ Ce que j'en dirai ici se rapporte à l'inflammation simple et dégagée de toute complication. Quand la maladie intéresse le tissu propre ou parenchyme du rein, on lui donne en médecine le nom de néphrite ; tandis qu'on appelle pyélite l'inflammation des calices et du bassinet. Mais cette distinction toute scientifique a
rarement lieu d'être faite dans la pratique, car le plus souvent l'affection inflammatoire se propage d'une partie du rein à l'autre, et l'ensemble des symptômes qui la caractérisent garde le nom générique de néphrite.
”
Source : Gallica

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