Résumé

Michel Gangolphe Maladies infectieuses et parasitaires des os (1894)

L'abondance de la suppuration tuberculeuse n'est pas l'indice exact et suffisant de l'étendue de la lésion osseuse. Cette dernière n'est pas une source de pus, mais le point de départ de l'infection qui a créé le tuberculome des parties molles, l'abcès froid. Ce dernier, une fois formé, va s'accroître par lui-même, envahir, les tissus et augmenter de volume par le double processus déjà décrit d'infiltration périphérique progressive et de régression, de fonte centrales. On ne peut donc apprécier bien nettement une lésion osseuse d'après les abcès symptomatiques.
Source : Gallica

Michel Gangolphe Maladies infectieuses et parasitaires des os (1894)

LESIONS SUPERFICIELLES.
Tout a fait au début, le foyer parasitaire avoisinant l'os estassezneltement circonscrit, entouré de tissu fibreux, pour n'affecter que des rapports indirects avec le squelette. Accolée au périoste, la tumeur ou mieux l'abcès mycotique donne l'illusion d'une collection ossifluente. Appendue à la colonne vertébrale, elle semble bien provenir d'un foyer osseux primitif. En l'ouvrant on est surpris de ne pas trouver de point dénudé. Par une dissection minutieuse l'on acquiert la certitude que l'os est intact.
Source : Gallica

Michel Gangolphe Maladies infectieuses et parasitaires des os (1894)

Sur un crâne macéré, percé comme une écumoire, on remarque que les os sont très épaissis au voisinage des lésions; les pariétaux, le frontal atteignent souvent de 1 centimètre à 1 centimètre et demi, et on n'y distingue plus le diploé devenu éburné. Un fait frappant, c'est l'extrême irrégularité de la surface de l'os, la présence de petits rognons durs, condensés, travaillés à jour par les bourgeons gommeux. Il semble que quelque insecte a rongé l'os en tous sens. Vient-on à pratiquer une coupe, on est étonné du contraste offert par la coexistence de la condensation et de la raréfaction.
Source : Gallica

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