Hippolyte Mounier

Résumé

Hippolyte Mounier Ostéomyélite bipolaire (1901)

L’impotence fonctionnelle du membre est alors complète. Les muscles situés sur le territoire de l’empâtement sont contracturés, douloureux, le moindre mouvement arrache des cris au patient. Le pression et la palpation deviennent de plus en plus douloureuses, la tuméfaction est renitente. On s'aperçoit alors qu’en un point, à l’examen de la diaphyse et de l’épiphyse en général, la douleur est de plus en plus intolérable, on dirait qu’on a à faire à une ligne de fracture, tant les mouvements arrachent de cris au malade. C’est la formation de l’abcès sous-périostique.
Source : Gallica

Hippolyte Mounier Ostéomyélite bipolaire (1901)

Les expériences faites sur des animaux auxquels on avait inoculé du staphylocoque nous montrent qu’il ne se produisait des accidents que quand un traumatisme au niveau de l’épiphyse venait s’y ajouter. Nous ne discuterons pas la fréquence des traumatismes chez les enfants qui passent leur première enfance à tomber et à se rouler par terre, mais nous comprendrons facilement que l’ostéomyélite soit plus fréquente chez les garçons; ils ne doutent de rien, ne voyant pas le danger et sont bien plus aptes à recevoir des traumatismes de toute sorte.
Source : Gallica

Hippolyte Mounier Ostéomyélite bipolaire (1901)

Leur exploration au stylet conduit sur un os dénudé et par elles se déverse tous les jours une quantité assez considérable de pus. La douleur, à la pression n’est pas très vive, mais, si l’on délimite l’os à la palpation, on sent qu’il est volumineux, irrégulier, surtout dans les deux tiers supérieurs, et que les tissus parostaux eux-mêmes, sont le siège d’une infiltration et d’une induration notables. Au-dessus de l’apophyse styloïde du cubitus, fracture de l’os malade.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature