Résumé

Henry André Contribution à l'étude des trochanterites (1898)

Ce qui frappe, aujourd'hui, en découvrant la malade, c'est l'aplatissement de la cuisse, l'atrophie du triceps et surtout un élargissement considérable de la hanche, un relief très accusé qui occupe sa face externe.
Cette tuméfaction est fréquente dans la coxalgie, mais elle tient alors à la saillie que fait le grand trochanter, par suite de la rotation du fémur en dedans et de l'ascension du grand trochanter, par suite de l'éculement de la cavité cotyloïde. Or, ici, la mensuration ne nous montre aucun raccourcissement. Au palper, la hanche est empâtée dans toute la région trochantérienne.
Source : Gallica

Henry André Contribution à l'étude des trochanterites (1898)

Il y a évidemment lésion du grand trochanter ayant provoqué l'existence de ces fistules. Mais l'articulation est-elle indemne? C'est une question très importante. Le malade présente presque tous les signes d'une coxalgie ; il éprouve au niveau du genou une douleur très vive, tandis qu'à la hanche il ne ressent que de la gêne dans les mouvements.
La claudication est très prononcée ; le malade transporte le membre gauche en avant du membre droit par un mouvement latéral du bassin. L'articulation coxale gauche est immobilisée par la contracture des muscles.
Source : Gallica

Henry André Contribution à l'étude des trochanterites (1898)

Les cartilages articulaires et le périoste sont décollés ; la tête fémorale est sciée dans le sens antéro-postérieur; elle laisse voir au milieu de ses travées osseuses, nécrosées, du pus en quantité assez abondante. L'articulation offre aussi les mêmes lésions. Enfin, du côté du grand trochanter; le périoste est soulevé et décollé au niveau de son bord supérieur. Le tissu osseux est ramolli, purulent, avec tendance à la nécrose.
Source : Gallica

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