Résumé

Octave Lévêque Coxalgie ostéomyélitique suppurée d'origine fémorale (1895)

Cette affection, qui produit très rapidement de si grands ravages dans toutes les parties constituantes de l’articulation, n’envahit que rarement la diaphyse fémorale. La moelle du canal central n’offre cependant qu’une barrière très faible au pus qui a une tendance à se diffuser dans toutes les directions. Il est problable que c’est l’intensité même des phénomènes inflammatoires qui la met à l’abri de l’infection. Le malade est bien souvent emporté par des complications avant que les désordres aient été très considérables, avant même parfois que la hanche ait été envahie par le pus.
Source : Gallica

Octave Lévêque Coxalgie ostéomyélitique suppurée d'origine fémorale (1895)

La palpation ne dénote aucun point douloureux au niveau de l’articulation coxo-fémorale, de la diaphyse fémorale et du genou, il en est de même de la pression sur les deux trochanters et sur les crêtes iliaques, mais on constate que tout le corps du fémur est très épaissi, d’une façon plus ou moins régulière.
On note de plus une ankylosé complète du genou, de la rotule et de la hanche. Les quelques mouvements que l’on observe au niveau de la racine de la cuisse sont des mouvements communiqués qui se passent dans les articulations du bassin.
Source : Gallica

Octave Lévêque Coxalgie ostéomyélitique suppurée d'origine fémorale (1895)

Nous ne le pensons pas, car, pour la hanche, plus encore que pour d’autres articulations plus superficielles, dans les arthrites infectieuses suraiguës, surtout lorsqu’elles sont d’origine osseuse, l’arthrotomie seule est impuissante à conjurer des accidents aussi graves. Ce drainage périarticulaire est insuffisant, et, de plus, dangereux. Il est insuffisant en raison même de la disposition des extrémités articulaires et de l'impossibilité d’établir ainsi un écoulement facile du pus et des produits d’infection 3.
Source : Gallica

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