Pyohémie

Définition et enjeux

Noël Gueneau de Mussy Clinique médicale. Tome 3 (1878-1885)

II. PYOHÉMIE. — La pyohémie, maladie habituellement épigénésique (3) , produit d'une infection spécifique (4) , se greffe sur d'autres maladies infectieuses ou sur des lésions traumatiques. Par les vastes destructions qu'elle accomplit dans les tissus, par la perte de résistance qu'elle inflige à tout l'organisme, la dothiénentérie semble favoriser cette complication, qui 1 s'y montre en effet souvent avec des degrés de puissance très variables et sous des formes très diverses.
Source : Gallica

James Paget Leçons de clinique chirurgicale… (1877)

La fréquence de la mort par pyohémie aiguë dans cette affection est bien connue; mais je pense qu'il n'y a pas de cas de pyohémie dans lesquels on échappe plus souvent à la mort. Il n'y en a pas non plus dans lesquels on puisse trouver d'une manière plus évidente que la présence du pus comme point de départ n'est pas nécessaire pour ce que nous croyons être une affection pyohémique du sang.
Source : Gallica

Portrait de Theodor Billroth Theodor Billroth Éléments de pathologie chirurgicale générale (1868)

Nous devons donner plus de détails sur un symptôme de la pyohémie : je veux parler des frissons ; ils se présentent d'une façon irrégulière, rarement pendant la nuit, mais à toute époque du jour ; leur durée ainsi que leur intensité est excessivement variable; tantôt le malade ne se plaint que d'un frissonnement léger, d'une horripilation passagère, tantôt il tremble et claque des dents comme dans la fièvre paludéenne. Au commencement les frissons ne sont pas aussi fréquents que par la suite, alors ils reviennent quelquefois deux et trois fois par jour
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature