Résumé

Eugène Douare Le traitement de la septico-pyohémie d'origine otique et la trépanation du sinus latéral (1897)

« Si le malade est mort, c’est qu’il a été opéré trop tard, trois semaines environ après le début des accidents. Dans les accidents de ce genre* la clef du succès est dans la rapidité du diagnostic. Je ne veux pas prétendre qu’on guérira toutes les pyohémies d’origine auriculaire. J’ai plusieurs observations d’ostéite diffuse du rocher où l’intervention large et précoce n’a servi à rien ; mais l’abcès sous-dural avec thrombose du sinus est certainement plus bénin que cette variété et l’opération précoce y donne de nombreuses guérisons.»
Source : Gallica

Eugène Douare Le traitement de la septico-pyohémie d'origine otique et la trépanation du sinus latéral (1897)

L’ouverture du sinus peut donner lieu à une hémorragie formidable quand la thrombose n’est pas oblitérante; dans les mêmes conditions, l’entrée de l’air par aspiration peut amener une mort immédiate. A ces dangers si grands, il faut ajouter la production possible d’une embolie volumineuse pendant les manoeuvres opératoires.
En regard de ces graves inconvénients, l’ouverture simple du sinus n’est pas toujours efficace : La désinfection ne porte que sur la zone moyenne du thrombus et la guérison du malade reste subordonnée à l’évolution des caillots limitants.
Source : Gallica

Eugène Douare Le traitement de la septico-pyohémie d'origine otique et la trépanation du sinus latéral (1897)

Il n’en est rien : si on ne peut affirmer que la ligature de la veine jugulaire d’un côté suffise à mettre à l’abri des métastases, puisque la thrombose peut se propager aux autres sinus et que l’infection de l’économie peut se faire par voie de l’antre jugulaire, il n’en est pas moins vrai que cette opération est sans danger et paraît augmenter les chances de guérison.
Source : Gallica

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