Iodoforme

Définition et enjeux

Oscar Réveil,  Formulaire raisonné des médicaments nouveaux et des médications nouvelles… (1864)

“ L'iodoforme se présente sous la forme de belles paillettes brillantes nacrées, douces au toucher, jaunes ; leur odeur très-pénétrante est caractéristique et se rapproche de celle du safran ; il est volatil, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, l'éther, l'alcool de bois, les huiles grasses et volatiles, le sulfure do carbone, etc. ; à 108° il se sublime et se décompose à 120°, en donnant de l'iode, de l'acide iodhydrique et laissant un résidu de charbon.
L'iodoforme tue les animaux à dose plus faible que l'iode; il détermine un grand abattement, des vomissements, des convulsions, etc.
”
Source : Gallica

Manuel de l'infirmière-hospitalière… (1890)

“ L'iodoforme est une substance qui se présente sous forme de paillettes nacrées, jaune soufre, d'une odeur pénétrante et tenace. Les modes d'emploi de l'iodoforme varient suivant la pratique des chirurgiens. On en fait usage soit en poudre finement porphyrisée, soit sous forme d'éther, de glycérine, de vaseline, de collodion iodoformés.
La gaze iodoformée (tarlatane imprégnée de poudre d'iodoforme) constitue une excellente et très précieuse substance de pansement; le coton et l'étoupe iodoformés sont également des matériaux très absorbants et puissamment antiseptiques.
”
Source : Gallica

Camille Vincent,  Carbonisation des bois en vases clos et utilisation des produits dérivés (1873)

“ L’ébullition avec une dissolution aqueuse de potasse ou de soude décompose l’iodoforme en formiate et iodure, tandis que la vapeur d’eau entraîne une partie de l’iodoforme, qui échappe ainsi à la réaction. L’iodoforme sert en médecine : M. Bouchardat, qui a préconisé son emploi, le prescrit pour l’usage interne à la dose de 10 à 60 centigrammes ; on l’emploie aussi en pommade : c’est l’anesthésique local le plus puissant. A haute dose, l’iodoforme est vénéneux.
On prépare l’iodoforme en traitant, par l’iode et les alcalis, l'es-prit de bois, l’alcool ou l’éther.
”
Source : Gallica

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