Auguste Reverdin

Résumé

Auguste Reverdin Antisepsie et asepsie chirurgicales (1894)

Cependant, si, comme nous l'avons admis, la vie des microbes et surtout leur force de reproduction sont favorisées par un milieu humide et chaud ; si, en outre, une très grande quantité d'oxygène bouleverse ou trouble seulement leurs conditions d'existence, quoi d'étonnant à ce qu'un courant d'air passant constamment sur une plaie, la balayant, la desséchant et l'oxygénant sans cesse, soit un excellent moyen à opposer à la genèse microbienne?
Il leur fallait chaleur et humidité, le pansement ouvert ne leur réserve que sécheresse et basse température!
Source : Gallica

Auguste Reverdin Antisepsie et asepsie chirurgicales (1894)

Quant à dire que le catgut ne saurait être sûr, puisqu'il se résorbe, c'est bien mal comprendre le principal mérite de ce fil merveilleux. Ceux qui soutiennent de pareilles hérésies n'ont sans doute jamais manié de bon catgut, ou n'ont guère su en tirer parti ; car c'est précisément cette résorption lente et aseptique qui en fait la valeur, et qui, jointe au travail d'organisation que subissent les parties non dissoutes, réalise le matériel de ligature par excellence.
Source : Gallica

Auguste Reverdin Antisepsie et asepsie chirurgicales (1894)

Les jeunes, qui possèdent aujourd'hui les armes puissantes qui leur permettent de vaincre sûrement l'infection amoindrie, ne comprendront jamais la joie de ceux qui les reçurent au moment où la chirurgie luttait en désespérée contre des ennemis sans cesse renaissants !
La transformation radicale dont nous parlons ne pouvait être l'œuvre d'un seul, aussi est-ce à tort selon nous que les uns en attribuent tout le mérite à Pasteur, tandis que d'autres ne veulent entendre parler que de Lister.
Source : Gallica

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