Antiseptique

Définition et enjeux

Just Lucas-Championnière,  Pratique de la chirurgie antiseptique… (1909)

“ S'il s'écoule peu de sang, la solution conserve sa puissance.
Si le sang s'écoule, ce qui est au moins habituel en chirurgie, la solution de sublimé est absolument anéantie comme antiseptique. Elle n'aura alors d'utilité que si vous faites un lavage abondant et répété de la plaie. Mais alors même, elle n'aura aucune supériorité sur un lavage abondant avec l'eau bouillie. C'est là ce qu'ont vu les chirurgiens aseptiques et à cet égard ils ne se sont pas trompés en disant que la solution antiseptique est inutile. Leur solution antiseptique était inutile, parce qu'elle n'était pas antiseptique.
”
Source : Gallica

Just Lucas-Championnière,  Pratique de la chirurgie antiseptique… (1909)

“ Les germes qui se développent ne sont pas les mêmes, ils sont misérables et sans vitalité. Ils ne menacent ni la plaie ni l'économie.
Il faut donc maintenir comme un dogme indiscutable que, partout où la méthode antiseptique est rigoureusement appliquée, les accidents sont écartés et la réparation est favorisée par l'obstacle à l'évolution des germes que réalise la méthode antiseptique.
”
Source : Gallica

René de Montgolfier,  Croix-rouge d'Annonay. Conférences de l'hiver 1900-1901… (1901)

“ Avant de passer à l'étude particulière de chaque antiseptique, il est bon de remarquer que la tendance actuelle paraît être de modérer l'emploi des antiseptiques. On ne noie plus une plaie sous des flots de liquide antiseptique.
Entre un bouillon de culture, en effet, disent Forgue et Reclus, qu'on peut assaisonner, à fortes doses, "d'un agent antiseptique, et notre milieu organique, l'analogie est impossible. Dans le sang et la chair musculaire, en présence de toutes les sécrétions muqueuses, les antiseptiques sont moins actifs que dans les bouillons de culture.
”
Source : Gallica

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